C'était le temps d'une autre année, le temps des néons allumés...
Le temps des témoins des colombes, le temps de la vitesse et de l'ombre, le temps ou des lettres jetées au feu, le temps où on était heureux.
C'était le temps des bords de mer. Le temps des Gainsbourg, des Prévert...
Je revois tes cheveux défaits, dans la chambre d'hôtel tu jouais, et moi sur la banquette arrière.
Je voyais le monde à l'envers ...
Vive le vent de l'hiver. Et la chanson de Prévert. Continue sa route à l'envers , je ne suis pas chrétien, mais de tout je me souviens. Vive le vent de l'hiver, et tout retourner la terre, les loups sont à la porte. Un dernier coup d'oeil en arrière, dans le rétroviseur.
C'était le temps de Lily Brik, le temps du soleil tatoué, c'était le temps des avalanches, le temps des verres bus et cassés. Ma vie brûlait comme la place rouge, quand la nuit finissait sa course.
C'était le temps des accords majeurs, où tout était illuminé, et j'entends battre ton coeur. Doucement doucement. Je ne suis pas soigné. C'était le temps de la Cantate, le temps où tu la jouais pour moi.
Vive le vent de l'hiver. Et la chanson de Prévet , contininue sa route à l'envers. Je ne suis pas chrétien. Mais de tout je me souviens. Vive le vent de l'hiver et tout retourne la terre, les loups sont à ma porte, un dernier coup d'oeil en arrière, dans le rétroviseur.
(Sur les routes pavées, Nuit d'hiver j'étais...)